Journal de bord

La plupart des webmasters, pour ne pas dire tous, ont été, à un moment ou à un autre, confrontés au choix délicat de choisir leur voie : blackhat ou whitehat. Il faut dire que les nombreuses techniques de spamming ne demandent que très peu de travail et on est forcément tenté par l’argent « facile ».

Dans la pratique, le spam demande de multiplier les bots sur les réseaux sociaux et d’augmenter artificiellement le nombre de pages de ses sites. Je ne rentrerai pas dans les détails ici mais ,en gros, c’est beaucoup de temps passé pour des résultats aléatoires qui finiront, de toute façon, par ne plus rien rapporter. Il faudra alors tout reprendre à zéro.

Dans ce business, un peu underground, on trouve de nombreux logiciels et solutions en ligne pour mettre en oeuvre ces techniques. Les grands gagnants sont bien entendu les éditeurs de ces softs qui promettent un ROI souvent irréaliste.

Il est tentant d’acheter du logiciel capable de générer automatiquement des profils sur les réseaux sociaux ou des machines capables de créer rapidement des liens pseudo naturels vers votre site. Certains arrivent à se faire une place mais, soyons réalistes, c’est souvent temporaire et ceux qui réussissent sont particulièrement spécialisés et minoritaires.

Oui, le spamming peut être très rentable mais cette réussite est limitée. Il faut une infrastructure solide et de la main d’oeuvre. Dans les faits, un bon 90% des spammeurs travaillent seuls et ne gagnent que très peu. C’est pourquoi, avant de gaspiller son argent, il vaut mieux réfléchir avant d’acheter un service ou un logiciel car dans la grande majorité des cas vous aurez un ROI excecrable.

Vous le savez, j’ai tendance à recommander de plutôt se tourner vers le whitehat car il y a tellement de contenus pauvres et de profils sociaux inintéressants sur le marché du porn qu’il me semble, aujourd’hui, plus pertinent de s’orienter vers des stratégies plus sérieuses.

C’est d’ailleurs une porte ouverte sur un business qui ne demande qu’à vous ouvrir les bras. Il n’est pas très compliqué d’être plus intéressant qu’un bot qui publie continuellement le même lien vers un site bidon.

Nous ne sommes plus en 1995, il faut revoir sa copie et faire avec des utilisateurs bien plus avertis et qui demandent désormais du qualitatif.

Google veut que le web aille plus vite. Ces derniers mois, ils ont beaucoup tourné leur communication vers les webmasters sur les questions d’optimisations mais aussi sur la capacité d’un site à s’adapter à tous les écrans. Le responsive design s’est très vite déployé et la plupart des sites ont tenté de rendre le chargement de leurs pages plus rapide.

En donnant un peu coup de boost aux sites bien optimisés, Google a réussi à persuader les webmasters d’aller dans leur sens. Aujourd’hui avec AMP, le géant de la recherche va encore plus loin en proposant un standard open-source pour accélérer le web encore plus.

Pas seulement destiné au mobile, le format AMP voudrait devenir le standard pour tous les sites. Il semble clair que si, effectivement, c’est le chemin que vont suivre les webmasters, un template unique de site pourrait être déployé et toutes les pages se ressembleraient.

S’il suffit de changer le logo d’un site à l’autre, les webdesigners ont du soucis à se faire car on imagine très bien, par exemple, un thème WordPress AMP par défaut. Toute la question est de savoir pourquoi Google suit ce chemin. Il est évident qu’il y a une question de coûts pour eux, en optimisant les sites, nous aidons Google Bot à crawler les sites plus vite (ce qui leur demande moins de ressources et donc ça coûte moins cher).

Google serait-il en train d’imaginer un nouveau mode de distribution des contenus, à l’image des agrégateurs ? Dans le but, bien entendu, de monétiser le tout avec sa régie maison. Sur le papier AMP a tout pour plaire, on s’y engoufre tous mais il est sain, je pense, d’avoir un oeil observateur et de bien regarder où Google veut réellement en venir dans un futur proche. AMP permet de supprimer toutes les distractions que peut offrir un site et donne donc aux régies un peu plus de temps de cerveau disponible.

Une chose est certaine, l’entreprise Uber à changé notre façon de concevoir le travail mais a également ouvert la porte à un nouveau modèle.

L’uberisation du porno n’est pas franchement nouvelle surtout quand on tourne son regard vers les plateformes de webcams. La mise en commun des moyens permet maintenant de regarder des liveshows sans payer. Les tips permettent de se mettre à plusieurs afin d’accéder au contenu désiré.

Ce modèle économique est intéressant et peut tout à fait s’appliquer à de nombreuses choses. Le financement participatif illustre assez bien l’idée. Afin d’obtenir un produit ou un service, les Internautes s’unissent et financent les projets à la hauteur de leurs moyens. On a alors vu émerger des choses qui n’auraient jamais été possibles autrement.

Imaginer des contenus qui se débloquent à partir d’une certaine somme n’est pas surréaliste. Chacun met la main à la poche et quand la vidéo ou l’article est rentabilisé, il est accessible à tous et gratuitement.

C’est un modèle qui peut s’appliquer sur différents secteurs, il suffit juste d’avoir la bonne idée et le bon contenu.

À l’heure où le porno cherche à se renouveller, l’uberisation pourrait être un moyen. La mise en oeuvre n’est pas si complexe et a déjà fait ses preuves.

Beaucoup de changements nous attendent dans un avenir proche et cette manière d’appréhender le problème du financement est peut être une des solutions.

Les enfants nés dans les années 80 ont connu de nombreux bouleversements technologiques sur fond de crise qui dure depuis trop longtemps. L’entreprise a une très mauvaise image pour cette génération qui a bien plus de qualité qu’elle n’y paraît.

La force des « millennials » c’est qu’ils ont connu l’avant-numérique et ont vu leur société changer. Désormais trentenaires, ils ne rêvent plus de longues carrières dans des sociétés aux méthodes archaïques. Google ou encore Facebook sont de bons exemples, avec des entrepreneurs qui avaient une autre vision du travail.

Souvent incomprise, la génération Y n’est pas toujours à l’aise dans les entreprises « classiques » qui ont un modèle qui n’a que faire de l’humain et des talents des employés. Souvent cantonnés à des tâches dont ils n’ont pas la maîtrise mais qui pourraient, clairement, gagner en performances si on savait mieux écouter.

Il y a cet exemple, amusant, de l’employé qui développe un script permettant d’avancer plus vite pendant que ses collègues se moque de lui. Au final il arrivera à se dégager du temps libre, soit pour lui, soit pour sa boîte.

La génération Y a besoin de ces temps libres où elle peut révéler toute sa créativité et la preuve n’est plus à faire, c’est profitable pour toutes entreprises. C’est applicable au web mais aussi à l’industrie ou encore sur d’autres secteurs en devenir.

On imagine, à tord, que cette génération a un problème avec la hiérarchie mais dans les fait, c’est l’inverse. La classe dirigeante a un réelle problème d’écoute et passe, malheureusement, à côté de méthodes et d’idées qui permettraient d’augmenter la rentabilité. Quoi qu’on puisse en penser, un enfant de la génération Y en saura d’avantage sur son sujet car, de nos jours, une recherche rapide sur son smartphone permet d’avoir une solution à n’importe quel type de problème. Il sait qu’il a raison, il sait comment faire et il peut même apporter des preuves de ce qu’il avance.

Toutefois, on écoute encore assez peu cette génération pleine de talent qui boude les sociétés « à l’ancienne » et rêve maintenant d’entrepreneuriat. On l’a bien vu ces dernières années avec l’explosion du nombre de personnes qui se sont mises à leur compte. Tout simplement parce qu’elles n’ont pas trouvé leur place sur le marché du travail qui les a rangés dans une case dans laquelle ils ne rentreront jamais.

Je le répète souvent mais se lancer dans le web adulte demande du temps. Ce n’est pas de l’argent facile. Et oui ! Il faut travailler !

C’est une chose que l’on entend souvent, il suffirait de vendre du porno sur Internet pour s’enrichir. Si on peut effectivement gagner sa vie avec le divertissement adulte, cela demande de l’investissement et du travail. C’est un énorme marché, 30% du trafic web concerne cette thématique mais il faut avoir bien conscience qu’il y a une incroyable concurrence et que vous n’êtes pas le seul à vouloir percer.

L’industrie pèse plusieurs milliards de dollars dans le monde mais rares sont ceux qui récolte le jackpot. Il est tout à fait possible de monter un petit business très rentable, ce n’est pas insurmontable mais il est évident qu’il faudra y consacrer énormément de travail, au moins au début, le temps de se faire une réputation et une image de marque irréprochable.

On ne créer pas une telle entreprise du jour au lendemain, il faut bien réfléchir avant de se lancer. Vient ensuite la création de contenus intéressants et la promotion de votre site. Toutes ces choses ne peuvent pas se faire automatiquement, enfin pas tout.

N’oubliez jamais que la réussite appartient seulement aux personnes motivées et que lancer une tripotée de sites sans intérêt ne vous mènera nulle part.

Je crois qu’il était important de clarifier ce point même s’il me semble que je le répète assez souvent.

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